mercredi 22 août 2018

Le programme est en finalisation, la liste est bouclée : on avance!

Réunion très constructive chez Frédéric hier soir : synthèse des groupes de travail sur le programme. En route pour la réécriture, la mise en page et le "checking" avant l'approbation finale par l'ensemble du groupe. Finalisation de la liste et des places de chaque candidat sur celles-ci. Liste construite collégialement et approuvée à l'unanimité!
On communique vendredi 31 août à 16h00 chez Alec à la Taverne Le Tilleul à Macon. Télésambre, L'Avenir et La Nouvelle Gazette ont déjà confirmé leur présence. Les supporters sont les bienvenus.

jeudi 26 avril 2018

Télésambre : Elections: A Momignies, qui se présente?

Mardi 24 avril 2018
Télésambre descend au conseil communal et présente les prochaines élections communales à Momignies

Voir le reportage

mardi 24 avril 2018

Momignies: ça discute en coulisses avant les élections

24 avril 2018
À six mois des élections communales, Gwendoline Fusillier fait le point sur les futures élections communales : A Momgnies.ça bouge un peu…  Un peu publiquement, mais c’est surtout en coulisses que cela se joue. A priori, il n’y aura que trois listes, les trois qui sont déjà représentées actuellement.

Lien vers l'article de La Nouvelle Gazette

 

mercredi 28 février 2018

Momignies: Albert Depret toujours candidat!

Hugues Decaluwé fait le point sur les prochaines élections communales de Momignies sur le site de la RTBF.
Albert Depret occupera la 17e et dernière place sur la liste MR-PS emmenée par Eddy Bayard. Albert Depret poussera la liste mais si il obtenait toutefois le plus de voix de préférence, il pourrait conserver le poste de bourgmestre. Et pourquoi pas, dit-il, pour un demi-mandat.

Lien vers l'article sur le site de la RTBF


jeudi 29 mai 2014

Black Sunday!



Évidemment j’ai une boule dans le ventre, évidemment je suis éminemment déçu des résultats des élections de ce Black Sunday pour Écolo. Après avoir pris le temps (remise du bulletin à l’école pour le dernier TJ avant la session d’examens oblige) et un peu de recul pour analyser le plus sereinement possible cette débâcle, j’ai une triple gueule de bois, un sentiment d’injustice mais aussi un sentiment de révolte.

Une triple gueule de bois 

1.      Élections régionales
D’abord au niveau des élections régionales : Écolo passe de 18% à 8% en Wallonie , de 14% à 6% dans notre arrondissement de Thuin. Cela contraste singulièrement avec le ressenti que l’on avait pendant la campagne. J’ai vraiment l’impression que nous avons mené une bonne campagne. Nous avons arpenté les marchés du nord au sud de l’arrondissement, nous étions toujours en groupe assez imposant, nous étions les premiers avant Pâques  à Morlanwez et à Thuin. C’était une première pour moi d’aller faire les marchés à Morlanwez, Binche, Thuin, Beaumont, Rance, Chimay,…  Alors que j’avais une certaine appréhension au départ, j’ai été agréablement étonné par l’accueil positif des citoyens. Très peu d’agressivité, très peu d’allusions aux deux dossiers qui ont pollué la campagne dans les débats et les média (on y reviendra plus tard)… Des gens préoccupés par la qualité de leur alimentation, par leur pension, par le peu de perspective d’emploi pour leurs enfants, par le coût de leur cuve à mazout, …
Nous avons organisé deux conférences de presse pour présenter la liste, des conférences-débats sur l’Europe à Chimay et à Anderlues, sur l’énergie à Thuin et à Binche, sur la santé à Lobbes,…
Nous avons accueilli dans nos contrées reculées des pointures d’Ecolo comme Emily Hoyos, Philippe Lamberts , Jean-Marc Nollet, Juliette Boulet et Jean-Michel Javaux… La campagne – même si ça paraît peut être bateau et si on entend la chanson répétée par tous les candidats, même quand on sait pertinemment bien que ce n’est pas du tout la réalité – s’est déroulée dans un excellent esprit collectif. Il y a quelque chose qui s’est passé sur le plan humain entre les membres de l’équipe : candidats régionaux et fédéraux, permanents, secrétaires régionaux et militants. Et cela personne ne pourra ne nous l’enlever.
Pour ma part, je crois avoir donné tout ce que je pouvais, dans les limites de mon temps et de mes capacités physiques, de réunions en conférences, d’interviews en marchés, et de communications en débats (Régiopoly, Télésambre, MOC, ... ) Les nombreux témoignages de sympathie et de soutien
reçus en interne et en externe m’ont porté jusqu’au dernier débat à Antenne Centre jeudi passé. Les sondages étaient mauvais, on s’attendait à une décrue mais pas de cette ampleur. Alors, oui, j’ai la gueule de bois quand après une campagne de cette qualité-là, on se prend une telle dégelée.
Ma déception n’est pas personnelle – je ne me battais pas pour obtenir un siège-  elle est collective. Je suis déçu de voir Ecolo s’écraser dans notre arrondissement et dans la Wallonie parce que je crois viscéralement aux valeurs défendues par mon parti. Écolo ne rempilera probablement pas au sein d’un Olivier plombé par sa défaite cuisante et ça c’est dommage pour les citoyens pour tout ce qu’Écolo pouvait initier en termes d'éthique et de gouvernance (p. ex. le décumul qu'ils vont s'empresser de supprimer, la diminution des conseillers provinciaux...), d’énergies renouvelables, de mobilité douce, de qualité de l’alimentation, de circuits courts, de relocalisation de l’économie, de tourisme vert et intégré, de transition vers une agriculture moins intensive et plus respectueuse de notre environnement, …
Allez, un peu de baume au cœur : il y a quelques petits motifs de satisfaction quand même au niveau local. Mon score personnel est de 1134 voix de préférence sur l’arrondissement (c’est mieux qu’en 2009 alors que la liste s’écrase et perd 8.24%, soit plus de 7000 voix). Je récolte  499 voix de préférence sur le canton de Chimay où on limite la casse en restant au-dessus de 10% (merci Marine et Paul !), et enfin 223 voix de préférence sur Momignies où Ecolo devient le troisième parti quelques années après la naissance de la locale…. Voilà quelques signaux encourageants qui démontrent que nous sommes parvenus depuis quelques années  à ancrer Ecolo au sud de la Botte… mais c’est une bien maigre consolation par rapport à la débâcle collective.

2.      Elections fédérales
Au niveau de la Belgique, ensuite. A la Chambre Ecolo passe de 4.80 à 3.30. Dans le Hainaut de 9.41 à 5.89. Juliette Boulet perd son siège. Et quand je vois la poussée de la NVA au nord du pays après la vidéo tragico-burlesque de Bart De Wever la dernière semaine de campagne, je suis perplexe et dépité. La Belgique va devenir de plus en plus difficile à gouverner. Ceci dit, relativisons un peu : la NVA augmente et s’affirme comme le premier parti de Flandre mais elle a absorbé les voix de l’extrême droite séparatiste du Vlaams Belang et de la Lijst Dedecker. De Wever a raté son pari et le rendez-vous qu’il avait lui-même fixé avec l’histoire de la Flandre : la NVA n’est pas incontournable ni au fédéral, ni en Flandre. Il a la main mais il devra faire des compromis ou il se mettra hors-jeu !

3.      Elections européennes
En Europe enfin, la poussée annoncée des partis extrémistes europhobes et eurosceptiques me glace d’effroi et me remplit de colère. Marine Le Pen – la fille de celui qui il y a peu ironisait sur les chambres à gaz, « détail de la seconde guerre mondiale » et se permettait des jeux de mots nauséabonds comme « Durafour crématoire » – Marine Le Pen est à la tête du parti qui sort numéro un des urnes en France. J’ai la honte pour mes voisins. Nom de ... Français, démocrates, réveillez-vous! Ne laissez pas la gangrène brune ronger ce pays qu’on considérait jadis comme terre de libertés et comme phare de la défense des droits de l’homme… La conférence de presse de Mélanchon dimanche soir m’a émue. Comme lui, j'ai le cœur qui saigne. N’oublions jamais que la république de Weimar a accouché d’un petit caporal de Rhénanie élu démocratiquement à la tête de l’Allemagne dans les années 30… Le bruit des bottes des néo-nazis de tous poils est parfois moins inquiétant que le silence assourdissant des pantouflards abstentionnistes.

Pourquoi ?
Enfin, après le temps de la désillusion vient celui de l’analyse. Il nous faut nous remettre en question et se demander pourquoi plus de la moitié de nos électeurs se sont détournés de nous. Pourquoi nos valeurs auxquelles nous croyons viscéralement n’ont pas été perçues comme des solutions crédibles, comme des réponses aux angoisses des gens déboussolés par une succession de crises et par une perte de repères et de valeurs… C’est un travail qu’on doit mener en interne avant de retourner sur le terrain associatif à la rencontre des gens pour continuer.
On peut déjà pointer quelques tentatives d’explication (en restant un modeste observateur et sans vouloir jouer au politologue, je laisse aux experts toute la finesse de leurs analyses fouillées).

D’abord on peut remarquer que le citoyen n’a pas fait de différences significatives entre les trois scrutins. Ecolo qui était au pouvoir en Wallonie et dans l’opposition au fédéral a été sanctionné de la même façon. Les enjeux européens ont été à mon sens totalement absents de l’attention médiatique et des interpellations des citoyens que nous avons rencontrés. Et pourtant, c’est là que des décisions ultra importantes vont être prises et ces décisions vont impacter directement notre vie quotidienne. La prochaine ratification ou pas du Traité Transatlantique par exemple n’a pas fait l’objet de discussions claires sur les plateaux, et c’est bien dommage. J’aurais voulu voir Philippe Lamberts en découdre avec Louis Michel en prime time et entendre les partis traditionnels se positionner clairement et s'engager à refuser sa ratification.

Deuxièmement, si on se replace dans le contexte des élections de 2009 qui avaient vu une forte poussée d’Ecolo, force est de constater que le contexte était radicalement différent. En 2009, on était dans la foulée des prix Nobel de Al Gore pour son film ‘Une Vérité qui Dérange’ et du GIEC pour leurs travaux. En France, Nicolas Hulot avait lancé en 2007 son pacte écologique. Le réchauffement climatique, la perte de biodiversité, les enjeux environnementaux étaient au cœur de l’attention médiatique et des préoccupations citoyennes. Ces élections 2014 se sont déroulées dans un contexte de crises économiques et sociales répétées et les enjeux et les préoccupations étaient surtout socio-économiques. Dans ce contexte, le citoyen a peut-être tendance à se replier sur lui-même et à se réfugier sur les deux grands partis qui polarisent l’attention le PS et Le MR. Il attend des réponses immédiates à ses angoisses, à ses difficultés quotidiennes et c’est difficile de lui expliquer notre projet de transition écologique de la société, la complexité de l’interaction entre le social, l’économique et l’environnemental et notre vision à long terme des choses. A nous de réexpliquer qu’il n’y aura pas de redéploiement économique sur un désert écologique, que plus on retarde nos choix énergétiques plus les conséquences seront coûteuses surtout pour les plus précarisés et qu’elles plomberont l’économie, … D’autant plus que si le réchauffement climatique était étrangement absent des débats durant cette campagne, il pourrait s’inviter rapidement à l’agenda et se rappeler violemment à notre mémoire. Les inondations et les tempêtes qui ont balayées la France, l’Angleterre et plus récemment la Bosnie sont là pour nous le rappeler.

Troisièmement, il faut sans doute admettre que certains électeurs nous ont quitté parce qu’ils étaient opposés à un projet local de parc éolien ou parce qu’ils étaient irrités par des modifications pour les panneaux photovoltaïques. Et pourtant… le cadre éolien que le gouvernement allait mettre en place était extrêmement protecteur envers le citoyen, il lui permettait de rentrer dans l’actionnariat des projets et l’idée de raisonner objectivement en prenant pour échelle des lots de territoire wallon plutôt que le principe du premier arrivé, premier servi étaient des avancées positives. Et puis tout le monde admet qu’il faut passer au renouvelable mais personne ne veut d’éoliennes dans son horizon. Est-ce soutenable et responsable ? Quant au fameux dossier photovoltaïque que certains ont largement utilisé pour clouer Jean-Marc Nollet au pilori, il faut quand même reconnaître que le gouvernement a hérité d’un plan Solwatt qui avait créé une bulle insoutenable. Il a bien fallu réagir et corriger le tir pour éviter que la collectivité ne doive couvrir des rendements plantureux pour une minorité. Mais encore une fois, l’attention accordée à ces deux dossiers par les citoyens rencontrés pendant la campagne m’a semblé inversement proportionnelle à la place accordée dans les média et les débats (revoir mon débat  sur Antenne Centre).

Quatrièmement, une partie de notre électorat s’est sans doute radicalisée et est partie au PTB qui libre de toute participation à une coalition pouvait crier plus haut et plus fort son refus des dérives d’un système capitaliste et des politiques d’austérité européenne  pendant qu’on essayait de justifier un grand écart inconfortable par rapport à la signature au régional et à la non signature au fédéral du Pacte Budgétaire Européen (ou TCSG). Mais pourquoi alors les partis comme le PS et le Cdh qui avaient ratifié le traité dans les deux assemblées n’ont-ils pas (ou moins) été sanctionnés ?

Enfin, à l’échelle de notre arrondissement de Thuin, force est de constater que nous ne boxons pas dans la même catégorie que nos adversaires. Je suis conseiller communal dans l’opposition à Momignies et j’avais devant moi comme têtes de listes trois bourgmestres dont un ministre et un député. Quand on parcourt notre arrondissement et que l’on voit le nombre incroyable de giga panneaux MR dans tous les champs, quand je croise la camionnette « Denis Ducarme » qui sillonne nos vertes contrées avec son chauffeur et une équipe de colleurs, on se demande quand même combien coûte la campagne en moyens financiers et humains… Quand la dernière semaine de campagne, à la boulangerie du village, je croise Ingrid Colicis (ex-échevine PS à Charleroi) et une de ses collègues qui travaillent toutes deux au cabinet Furlan et qui sont en train de faire du porte à porte dans la cité de Momignies, je me dis que je n’ai pas la chance d’avoir une quarantaine de collaborateurs pour arpenter les maisons de l’arrondissement, sans parler de la force de mobilisation des militants des communes du Nord (Morlanwez, Binche, Anderlues) où le PS fait presque 50%... Ceci dit, on y va avec nos moyens limités mais avec tout notre cœur, nos tripes et nos convictions…

On peut certainement encore trouver d’autres raisons pour expliquer ce ressac mais ça fera l’objet de débriefings en locale à Momignies, en régionale à Thuin et à Namur… mais quelles que soient les raisons, je trouve cette sanction injuste et disproportionnée. Je m’incline devant le résultat des urnes, l’électeur a toujours raison mais mon sentiment d’injustice et ma colère me motivent pour rebondir et reconstruire.

Et après ?
Je m’en voudrais de ne pas terminer sur un message d’espoir. Je suis quelqu’un de nature optimiste. je veux garder foi en l’avenir en notre jeunesse et cette défaite n’entame en rien mes convictions écologiques, mon attachement à Ecolo et ma volonté de porter nos valeurs et de faire évoluer notre société vers un monde plus juste, plus solidaire, plus vert. Il y a dans cette campagne des ferments qui un jour germeront et qui nous promettent des lendemains plus rieurs. A titre personnel, ce fut une expérience extraordinaire que je suis très content d’avoir vécue, un challenge à relever dont je sors en me sentant plus fort. Collectivement, à nous de tirer les enseignements de cette campagne pour rebondir et repartir de l’avant !
Keep on fighting ! The future will be green !

Merci

Je voudrais sincèrement remercier une foule de gens et je sais que j’en oublie, n’en prenez pas ombrage…

D’abord ma famille : Ingrid, mon épouse, Mathilde et Charlotte mes deux filles qui ont supporté mes absences, mes stress, mes insomnies, ma fatigue et Thomas mon fils, en Ersamus en Hollande et qui de là-bas a suivi ma campagne sur le Net, qui débriefait mes débats, m’envoyait régulièrement des mots d’encouragement. Ma Maman, militante extraordinaire, Thierry, Anne, Christine et Christian, Cécile et Vincent, François et Anne-Pascale, mes frères et sœurs et beaufs, pour vos coups de fil, vos mails, vos encouragements, votre soutien.
Eliane, Antoine, Pauline, Camille, Chloé, Luc, William et Marie-Jo, Amandine, Gaëlle, Arnaud, Olga, Rein, René, Jean-Marie, Olivier, Delphine, Julie, Nicolas, Thibaut, Sylvie, Manu, ma belle-mère préférée, mes beaufs, mes cousins, mon parrain, mon filleul, mijn neven en nichten,  … pour vos félicitations, vos « like », vos mots gentils, vos encouragements,…

Ensuite mes colistiers, les candidats régionaux, les SR, les permanents, les conférenciers, toute l’équipe de la campagne : Marine, Eddy, Michaël, Frédérique, Paul et Aurore. Nino, José, Christian, Francis, Catherine, Gérard, Hélène. Les membres de la locale et de la régionale qui se sont mobilisés pour coller des affiches, faire du porte à porte, arpenter les marchés, organiser des événements, m’encourager, covoiturer, : Christian, Michaël, Walter, Arnaud, Christine, Cécile, Claude, Alain, Thierry, Eric, Christian, Karl, Eddy, Jean-Paul, Juliette, Saskia, Jean-Marc, Philippe, …Plus toutes les personnes ressources qui m’ont aidé dans la préparation de mes débats, qui ont répondu à mes messages Help : Michaël, Marie-Bruno, Paul, Thierry, Alain, Jean-Marc, Nicole, Bénédicte, Isabelle, Xavier, Charlotte, José, François, Diane, Étienne... (j'en oublie certainement, désolé) sans oublier  mon "chauffeur-bodyguard-secrétaire" personnel : Jean-Pierre. Cette campagne à vos côtés fut extraordinaire.

Mes collègues et la direction de mon école qui ont réservé un accueil formidable d’ouverture d’esprit et de chaleur humaine à ma campagne. Merci pour votre humour, votre sympathie, nos discussions enflammées à la pause-café ou à midi, …
Mes élèves pour leur patience et leur compréhension (âââh, les piles de correction en retard…).

Les amis de toujours, François et Pierre, les copains de Momignies, les copains du foot et de la région, (y compris des militants d’autres partis, non, non, je ne vais pas les citer, n’ayez pas peur) les contacts Facebook (dont Jean-Marc mon plus ardent supporter), mes anciens élèves et tous les autres,… merci pour votre intérêt, vos partages, vos ‘like’, vos questions, vos témoignages de sympathie, vos petits gestes complices, …

A bientôt pour de nouvelles aventures !

samedi 24 mai 2014

J-1

Nous voici au terme d'une campagne très fatigante mais très riche de rencontres, de débats, de réunions, de marques de soutien, ...
A vous de jouer maintenant! Demain vous allez voter pour choisir le modèle que vous voulez voir s'imposer en Europe, en Belgique, en Wallonie.
Vous pouvez conforter un modèle productiviste, néo-libéraliste, capitaliste (appelez-le comme vous voulez) qui s'est imposé en Europe depuis l'après-guerre et qui s'est emballé après la chute du mur du Berlin et l'effondrement du bloc communiste. Un modèle basé sur la libéralisation du marché : il faut faire commerce de tout, partout et sans entraves. Un modèle qui a malheureusement engendré deux bombes à retardement. Premièrement, le fossé entre les riches et les pauvres se creuse de plus en plus. Nous le constatons depuis Momignies où de plus en plus de gens viennent chercher un colis alimentaire à Pause Café en fin de mois (et parfois même des gens qui travaillent), nous le constatons en Belgique où les chiffres de chômage augmentent (et on ne trouve rien de mieux que d'en exclure les jeunes qui ne trouvent pas de travail) tandis que le nombre de millionnaires augmente (+7,4%), passant de 76.900 à 82.600 (voir article dans La Libre Belgique). Nous le constatons dans le monde où le Nord et les pays émergeant pillent de plus en plus le Sud en allant jusqu'à leur acheter leur terre! Ce modèle est injuste et socialement insoutenable. 
Deuxième bombe à retardement : la planète est en danger! Ce modèle est basé sur la production de plus en plus de biens de consommation et de déchets et il épuise les ressources naturelles, pollue notre air, notre eau, nos sols. Si on calcule notre empreinte écologique, c'est-à-dire la surface de terre qui est nécessaire à couvrir nos besoins et à éliminer nos déchets, nous consommons, nous Belges quatre planète par an, les Américains sept... Heureusement (façon de parler) qu'il y a les Sri Lankais, les Ghanéens, ... pour compenser un peu. Et pas encore assez. Des organisations environnementales comme le WWF ou Le Global Footprint Network ont calculé le jour de dépassement de la dette écologique, c'est à dire le jour où l'ensemble de la population a épuisé l'ensemble des ressources produites par la terre en un an. C'est édifiant : en 1993 c'était le 21 octobre, en 2003 c'était le 22 septembre et cette année nous avons "fêté" le ""Earth Overshoot Day" le 20 août. Réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles, déforestations, industrialisation de l'agriculture, diminution de la biodiversité ... Ce système est injuste - les plus pauvres trinqueront plus pour remplir leur cuve de mazout et souffriront le plus des dérégulations climatiques - et il est écologiquement insoutenable.

Vous pouvez aussi choisir une autre voie, un modèle de développement respectueux de notre écosystème, un système plus juste basé sur la solidarité et sur un équilibre entre l'économique, le social et l'environnemental. Vous l'avez compris ce modèle c'est l'épine dorsale de notre programme chez Ecolo. Pour faire bouger les lignes. Parce que nous somme solidaires et responsables vis à vis des plus démunis ici et ailleurs dans le monde et vis à vis des générations futures. Pour toutes nos priorités, nos propositions, vous pouvez voter pour les candidats à la région, au fédéral et à l'Europe!
Alors, on continue la course à toujours plus en saccageant notre planète et en écrasant les plus faibles ou on change et on construit un autre monde! C'est vous qui détenez les clés de notre avenir! 


jeudi 22 mai 2014

Débat Antenne Centre

Dernier de mes cinq débats dont trois télévisés : le débat Antenne Centre. Comme d'hab, Jean-Pierre passe me prendre bien dans les temps et en route pour la rue de la Tombelle à Houdeng-Gougnies.
Nouveauté par rapport aux deux débats télévisés précédents, nous sommes six autour de la table. Deux petits nouveaux sont en effet venus rejoindre les quatre têtes de liste qui commencent à se connaître : Max Hasselin pour le Rassemblement Wallonie France et Cédric Lecoq pour le PTB-GO.
Trois thématiques annoncées :
  1. Economie - emploi - formation
  2. Patrimoine - tourisme
  3. Gouvernace - Citoyenneté
Disons tout de suite que je n'ai pas du tout le même ressenti que pour les deux autres débats. Ambiance très feutrée avant le débat, pas très sympa après...
La façon dont le journaliste me tacle sur le premier thème au moment où je suis en train de développer les "alliances emploi-environnement" pour me balancer le photovoltaïque dans la g... me reste en travers de la gorge. Pas très correct à mon avis. Michaël Dupont - venu me soutenir sur place -était déchainé en sortant! Je n'ai pas senti la même pugnacité de sa part vis à vis de Paul Furlan. Mais on est à Antenne Centre ... Ceci dit, beaucoup de respect entre les différents protagonistes et dans l'ensemble, exercice pas trop mal réussi pour ma part, à mon avis. Ouf!
Le salon de réception où Jean-Pierre et Michaël grignotent des sandwiches pendant que je suis sur le grill!
Je ne ferai pas de commentaires sur la prestation de Max Hasselin, je vous laisse juges. Pour revoir le débat, cliquez sur le lien vers Antenne Centre. Enfin l'avantage, c'est qu'on ne traîne pas et qu'on est tôt de retour sur Momignies... Vidé mais le sentiment du devoir accompli.